Gilets Jaunes, Gilets Jeunes, Gilets Verts, Rouge, Violet , toutes et tous ensemble dans la rue et dans la grève le 5 novembre. Construisons le pouvoir populaire !

PEPS affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen, un mouvement d’écologie populaire et social et avec le mouvement populaire : Gilets Jaunes, Gilets Jeunes, Gilets Verts, Rouge, Violet , toutes et tous ensemble dans la rue et dans la grève le 5 novembre. Construisons le pouvoir populaire !

Le 17 octobre : le  macronisme  né dans la répression violente des Gilets jaunes se termine dans la répression du mouvement de la jeunesse.

Le 17 octobre a été un moment de bascule historique par l’ampleur des manifestations : 800.000 personnes déterminé-e-s issu-e-s non seulement de la jeunesse en formation mais de toutes les composantes de la population : Gilets Jaunes, génération Z, lycéens, étudiants, paysans, pompiers, ouvriers, enseignants, soignants, défenseurs du climat, habitants des quartiers populaires et retraités,  précaires et chômeurs… Cette convergence des colères est porteuse d’un espoir, celui de changer la donne en luttant pour le droit à l’existence, à une vie libre et digne, contre toutes les dominations et contre le capitalisme de catastrophe. La responsabilité des violences est d’abord et avant tout  celle de l’État. La répression brutale et la criminalisation : près de 9000 interpellations dont 86% de mineurs, des mutilations, l’intervention systématique des Bac et des Brav M contre  tous les blocages en fonction du GOVU ( Guide Opérationnel des Violences Urbaines…).

Cette stratégie du choc systématique depuis le début du mouvement a débouché le 17 octobre sur des affrontements repris en boucle par les média qui masquent la réalité des exigences et la puissance d’un mouvement social inédit.

Le macronisme né dans la répression des Gilets jaunes est en train 10 ans après son avènement de mourir dans la violence nourrie par lui même . Pour Macron  qui a démantelé les services public, tout fait pour détruire les corps intermédiaires, augmenté la dette de 1000 milliards, c’est alliance entre l’«ultra-gauche», «LFI» et des «bandes urbaines» qui ont fait déferler la violence, et qu’ils ont, pratiquement, tenté un coup d’Etat.. Le RN, Zemmour et CNews reprennent le même couplet en ajoutant qu’il s’agit de noirs et d’arabes … Cette stratégie  se traduit par la tragédie de Trappes où un tueur raciste tire à bout portant sur des cibles identifiées comme telles.

Le samedi 24 octobre, 2ème acte du mouvement, ce sont maintenant dans une dizaine de villes des groupes paramilitaires fascistes qui attaquent les manifestations. Nous sommes rentrés dans une phase dangereuse où le processus de fascisation enclenchée par les irresponsables de la Macronie soutenue par les Républicains débouche sur la réalité d’un néofascisme qui se voit déjà au pouvoir et montre son vrai visage.

La question de la violence est mis en exergue par les médias et le pouvoir. Mais cette violence n’est que la réponse de groupes sociaux en colère et en rage contre les discriminations et la violence sociale imposées par l’État,  le patronat et toutes les formes de domination engendrées par le Capitalisme.

Ce qu’on a appelé les pilleurs du 17 octobre ne sont pas les barbares décrits par les média. Ce sont les enfants des quartiers populaires qui se sont révoltés en 2005 pour Ziyed et Bouna, en 2023 pour Nahel, qui sont contrôlés au faciès et brutalisés par la BAC quotidiennnement. Ils ont développé un capital qui leur est propre, un « capital guerrier » contre ceux qui leur mènent la guerre tous les jours de l’année. Si nous comprenons la détresse des petits commerçants ( et pas les pleurs hypocrites des grandes marques types LVMH) qui ont pu être attaqués le 17 octobre, nous qualifions ces vols de pillage de survie ou de réappropriation. Si nous sommes en désaccord avec la stratégie de l’aile insurrectionnaliste du mouvement qui ne débouche sur aucune victoire politique à terme, nous soutenons les militant-es qui ont choisi cette voie.

Nous les soutenons d’autant plus que l’incarcération du Porte-Parole de PEPS, Ritchy Thibaud, étudiant à l’EHESS, figure des Gilets jaunes, cofondateur de l’association de jeunes Roms « ZOR» qui est incarcéré comme prisonnier politique jusqu’au 9 décembre pour avoir pris la parole devant le Lycée Paul Eluard de Saint-Denis est emblématique de la division que veut instaurer l’État.

Ritchy  vient en plus d’être condamné à 4 mois avec sursis pour son interpellation de Macron il y a près de 3 ans au Salon de l’Agriculture pour des mots repris par tous les Gilets Jaunes, slogans qui ont retentis partout les 17 et 24 octobre.  Aujourd’hui la loi « anticasseurs » revient pour punir collectivement  tout manifestant qui serait pris dans une nasse. Aujourd’hui les éborgnements, les mutilations deviennent le lot commun de toutes celles et ceux qui s’opposent à un pouvoir sans légitmité. Oui contre cette violence d’État, la violence comme l’a dit le maire de Saint-Denis peut être légitime. 

Pour nous militant-e-s de PEPS, si nous soutenons inconditionnellement ce mouvement, nous estimons cependant que contre la répression et l’instrumentalisation des violences engendrées par l’État, la meilleure protection est le nombre et l’unité. Les 800 000 personnes dans la rue les 17 et 24 octobre sont la meilleure des réponses à l’État policier. L’écologie politique se réclame de la désobéissance civile non violente et radicale. Elle peut utiliser les grèves, les blocages, les occupations, les séquestrations de patrons, voire les sabotages comme pour les OGM. Comme l’a souvent dit Ritchy dans ses interventions, l’autodéfense des mouvements sociaux a été pratiquée par le mouvement féministe à commencer par les suffragettes anglaises, par les Black Panthers aux Etats-Unis dans les années 70, par les Gays toujours aux USA contre les agresseurs. Elle l’a été aussi dans les années trente par les antifascistes. Si ces mauvais jours recommencent, nous saurons aussi faire de même.

Pour nous la force de ce mouvement est qu’il met au centre de ses préoccupations la question sociale et écologique, qu’il est un véritable mouvement d’écologie populaire et social.

  • Ce mouvement social est né dans les banlieues et les quartiers populaires comme l’expression de la Gen Z né dans le sud global (Népal, Bangladesh, Maroc, Sri Lanka, Inde, Serbie…). Le Sud est maintenant dans le Nord et reprend les moyens et les formes de lutte de la Gén Z : horizontalité, radicalité, utilisation massive des réseaux sociaux dont Discord, auto-organisation, rapport à une violence légitime contre la violence institutionnelle des pouvoirs en place, défiance par rapport à toutes les institutions. La Gen Z c’est aussi la politisation d’une jeunesse précaire face à des Etats défaillants et répressifs dont l’avenir est bloqué par son absence de perspectives. C’est une jeunesse connectée, éduquée mais qui se sent exclue et discriminée. Cette génération a été marquée par la COVID19, l’aggravation de la crise écologique, les guerres et les inégalités.

Le drapeau Palestinien est devenu l’emblème de ce mouvement parce que la Gen Z s’identifie à la lutte de ce peuple contre le crime génocidaire. Notons et soulignons que, comme le mouvement contre le CPE survenu six mois après les révoltes des banlieues de novembre 2005, celui de 2026 soit né après les révoltes des quartiers populaires suite à l’assassinat de Nahel en 2023 dans les lycées pro et classiques des banlieues.

Ce ne sont pas des «casseurs» mais des jeunes des cités, c’est à dire leurs proches qui vivent dans les mêmes conditions de vie qui s’attaquent à la brutalisation de la police, à des symboles de l’ordre établi. Si nous condamnons les agressions contre les personnels de l’éducation nationale, la criminalisation décidée par l’État et son racisme systémique de la jeunesse des quartiers populaires sont à l’origine de ce type de  dérapages. Il n’est pas indifférent que ce soit dans les pays et au sein des populations les plus touchées par la crise bioclimatique que se soit développé les mouvements de la Gen Z. De même il n’y a pas de hasard. C’est dans les quartiers populaires où le bâti est le plus dégradé, où depuis mai dernier la canicule a frappé le plus les lycéens, les enseignants et les parents qui habitent dans des passoires thermiques, que soit né le mouvement des lycéens.

  • Si ce mouvement est parti de ces territoires, c’est qu’il met en cause l’accumulation des inégalités éducatives, sociales, environnementales. Il part d’une écologie des besoins : locaux vieillissants délabrés pesant sur les conditions d’enseignement (toilettes, bâti scolaire dégradé et inadapté au dérèglement climatique comme l’ont montré les canicules de l’été dernier ) santé et charge  mentale ( 20 % des adolescents ont des tentations suicidaires), alimentation  ( remises en cause des cantines scolaires, le 1 euro pour étudiants n’a pas réglé les problèmes comme le démontre la grève des CROUS…), horaires surchargés de 8 h à 18h à cause du Bac Blanquer, manque de profs remplaçants et de profs titulaires qui traduit la remise en cause du service public de l’éducation, refus de la sélection par algorythme de Parcours Sup qui organise le tri social…

Cette écologie des besoins montre la différence avec le précédent mouvement lycéen contre le réchauffement climatique qui touchait d’abord les classes moyennes et supérieures. Cette fois-ci les lycées et les facs des centres des métropoles suivent la mobilisation des lycéens des quartiers populaires. Cette écologie des besoins, c’est l’exigence face à l’éco-anxiété, la montée de l’extrême droite et des guerres d’une demande de droit à une vie bonne et émancipatrice. Il succède au mouvement pour le climat des grèves lycéennes et étudiantes en 2018 au sein des classes moyennes à capital culturel élevé qui, même s’il s’était progressivement politisé, était resté en, grande partie lié à des problématiques environnementalistes et parfois techno-solutionnistes, comme le démontre la montée en puissance simultanément, y compris dans la jeunesse, des thèses de Jancovici et du mouvement fischters.

  • Ce mouvement est aussi l’expression d’une écologie de libération avec une forte implication des filles dans la lutte et dans les porte-parolats et des racisé-e-s contre le patriarcat et les racismes. L’infantisme et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes qui irriguent depuis quelques mois le champ social (par exemple les luttes contre la pédocriminalité dans l’église ou les communes ), contre toutes les dominations à commencer par la domination institutionnelle dans l’éducation ou la violence de l’État. Même si parfois nous pouvons désapprouver l’attaque contre des personnes et des biens, nous ne pouvons qu’être d’accord avec l’interprétation qu’en a fait le maire de Saint-Denis avec l’utilisation de l’expression « légitime violence ». Enfin ce mouvement part donc des territoires et non d’une lutte nationale contre une loi comme les précédents mouvements. Il se construit par le bas, sans être contrôlé par qui que ce soit.
  • Enfin ce mouvement est l’expression d’une écologie du soin, une écologie protectrice qui se traduit par l’entraide entre des groupes sociaux et générationnels différents. L’intervention des profs, des proviseurs, des parents d’élèves et de leurs organisations pour partager et soutenir les revendications des lycéens comme l’a montré avec force la défense des profs de Paul Eluard contre les membres de la BAC venus interpeller un élève dans l’enceinte même de son lycée. L’intervention des adultes du corps enseignant et de l’ensemble des organisations syndicales pour assurer la protection des cortèges et dans un certain nombre de cas pour protéger les blocus face à la police est inédite. Cela montre qu’un pacte intergénérationnel et social est possible. De même, les paysans de la Confédération Paysanne sont venus apporter leur soutien aux manifestations et de l’aide alimentaire sur les blocus.  

Deux mots d’ordre sont les mêmes que ceux employés dans les années 70 lors des mouvements de la jeunesse: « Quand c’est insupportable, on ne supporte plus » et « On a raison de se révolter« . Cette révolte est aussi celle de la difficulté de se projeter dans l‘avenir. L’intelligence Artificielle (IA) va supprimer des millions d’emplois. L’école est en crise car elle ne permet plus de préparer un avenir marqué par la crise bioclimatique, économique, sociale, culturelle et identitaire. Les slogans antifascistes expriment aussi l’inquiétude de la jeunesse face à la montée en France, comme ailleurs dans le monde entier de l’extrême-droite, des thèses suprémacistes et masculinistes.

  • La faiblesse intrinsèque de ce mouvement, c’est son faible niveau d’auto-organisation qui n’est pas nouveau. Les blocus ne favorisent pas l’auto-organisation que permettaient jusqu’aux années 90 l’occupation des lycées et des facs avec des AG et des commissions souvent ouvertes aux interventions de militants associatifs, syndicaux, politiques. Le blocus a l’apparence d’un piquet de grève mais empêche de fait en raison de l’intervention programmée et systématique de la police, le débat et la délibération démocratique, la construction de coordinations locales et nationales avec des représentants élus démocratiquement, alors qu’aujourd’hui ce sont des représentants autoproclamés issus d’organisations et qui s’imposent sur les plateaux télés. L’intervention systématique des groupes de types Léninistes pour s’approprier le mouvement n’aide pas à cette auto-organisation et a des effets contre-productifs par rapport à l’alliance avec les confédérations syndicales et le mouvement associatif. Pour PEPS, le contre- exemple positif est celui du mouvement du 26 septembre qui a mis dans la rue des dizaines de milliers de personnes qui se sont auto-organisées localement, grâce aux réseaux sociaux et aux liens d’entraide établis localement. 

Par rapport à ces caractéristiques, quelles sont les tâches prioritaires pour nous qui animons le courant d’une écologie sociale et populaire ?

– Protéger et étendre le mouvement en accompagnant la convergence des forces associatives, syndicales et politiques non seulement en le protégeant dans la rue et devant les établissements, mais aussi l’étendre comme le montre l’appel à la convergence des luttes à la journée du 17 octobre. Développer l’autodéfense politique et juridique des lycéens et des étudiants. 

– Aider à l’autonomie et à l’auto organisation en ouvrant les bourses du travail, les tiers lieux, les mairies, les places, les ronds-points, quand c’est possible et en luttant contre les tentatives de récupération ou de contrôle par les groupes politiques. La construction du mouvement de la jeunesse passe par une stratégie par en bas. Les mouvements de jeunesse qui imitent les partis «adultes», c’est fini. La construction d’un mouvement de la jeunesse doit s’adapter aux différentes catégories de jeunes et partir du mouvement social réel. Le mouvement de la jeunesse dans l’écologie devra se construire dans les lieux où vit, travaille, se forme, la jeunesse des cités et des lieux de formation. C’est en mettant la périphérie au centre, les quartiers populaires, les lycées professionnels et les facs de banlieue, au centre des préoccupations qu’un nouveau type de mouvement de jeunesse se développera et se généralisera. Mais le mouvement de la jeunesse écolo devra aussi partir des aspirations écologistes de la jeunesse et des formes de lutte qu’elle utilise. Une contre-société est en train de se former indépendamment des lieux de résidence et de formation. Cette contre-société a ses codes, ses rituels, son espace public propre à travers les réseaux sociaux. Les cyberactivistes se mobilisent contre la marchandisation et pour la liberté du net. D’autres jeunes font le choix d’expérimenter des formes de coopération au niveau associatif. Dans les quartiers populaires, il s’agit de renforcer l’empowerment/empouvoirement, la capacité d’autonomie et d’action des jeunes et des habitants à travers leurs associations. Des mouvements comme « Pas sans nous » ou l’Assemblée des quartiers montrent la voie.

– Lutter contre la division de la jeunesse entre jeunesse des quartiers populaires, des métropoles et de la ruralité . Ce qui s’est passé au printemps 2016 avec la coupure entre « blancs » et « non blancs » dans le mouvement de la jeunesse contre la loi travail montre qu’il n’y a rien n’est plus urgent que de lutter contre les divisions de la jeunesse et de travailler à la réunification des jeunes issues des classes populaires «intégrées» et ceux des classes populaires « précarisées ». Ce qui unit aujourd’hui les différentes composantes de la jeunesse, c’est le sentiment d’une relégation, du manque d’avenir. Révolte morale d’abord, ce sentiment d’exclusion, peut se transformer en sécession politique.

– Politiser le mouvement en débattant par en bas des propositions communalistes à partir des besoins sociaux et écologistes exprimés par le mouvement de la jeunesse : ll faut une issue politique à ce mouvement qui passe par la négociation et l’obtention des revendications essentielles du mouvement : 10 milliards dans le budget pour la rénovation thermique des bâtiments, l’embauche massive de profs, d’infirmières et des psy et la revalorisation des salaires des enseignants, l’accessibilité systématique des élèves en situation d’handicap à tous les échelons de l’éducation nationale, la fin de Parcours Sup .

Mais cette lutte doit aussi avoir une issue à travers la campagne présidentielle : lutte contre la marchandisation des savoirs, Sécurité Sociale de l’Alimentation, autonomie de la jeunesse avec revenu d’existence avec allocation d’étude, droit au logement pour toutes et tous, légalisation du cannabis, droit de vote à partir de 16 ans, lutte contre les stages bidons, accès à la culture… Ces revendications s’expriment par le droit à l’autonomie sociale de la jeunesse. L’autonomie de la jeunesse signifie à la fois la possibilité de déterminer son propre destin hors des tutelles et des dépendances de la famille, de l’école, de la cité, de l’entreprise, l’autonomie de son mouvement par rapport aux forces politiques et syndicales, le renforcement de son pouvoir propre dans les domaines où elle évolue : la formation et le système scolaire et notamment les lycées et les universités, les quartiers populaires, le travail et l’apprentissage, le précariat organisé (chômage, intérim, stages…). Cette indépendance matérielle et intellectuelle par rapport aux adultes et aux institutions de tutelle comme la Famille, l’école, la police ou la justice ou la publicité, et les médias se conquiert à travers des mobilisations elles-mêmes autonomes, une auto-organisation et des revendications unifiantes fondées sur l’accès aux droits fondamentaux.

Conclusion : Aujourd’hui le mouvement de la jeunesse doit façonner son propre récit. Face à une société et des institutions qui produisent des clients et des consommateurs, il doit transformer, l’école et la ville, l’atelier et le bureau en les transformant en fabriques citoyennes créatives, en jardins de l’intelligence collective, en espaces ouverts à l’imagination. Il doit comme ses ainés actualiser la lutte contre les institutions comme la Famille, l’Ecole, la Police et la Justice ou l’institution sportive.

Il doit ouvrir les nouvelles frontières de l’avenir : la gratuité des communs, la question du genre, la défense des  libertés individuelles et collectives, la lutte contre la militarisation et la gestion coloniale des quartiers, l’éradication des pratiques discriminatoires.

Si l’élection présidentielle est un véritable enjeu et qu’il faut tout faire pour battre la Macronie et Le Pen dans les urnes, si nous soutenons Jean Luc Mélenchon pour ce qu’il incarne, nous savons que quelque soit le résultat de cette échéance, nous devrons continuer à soutenir et à mettre en oeuvre ce récit qui n’est autre que celui du Pouvoir Populaire et de l’autogestion, celui de la Seconde Commune.

Le communalisme et l’écologie de libération sont les socles de ce récit. Le communisme et le socialisme ont été portés par les jeunesses du XIXème et du XXème Siècle. Aujourd’hui, c’est l’écologie de libération qui est l’avenir de la jeunesse du monde. La jeunesse est la flamme de la révolution disait Karl Liebknetch, le dirigeant de Spartacus au début du XXème siècle. Elle est aujourd’hui la flamme de l’écologie politique, mouvement d’auto émancipation du 21ème siècle. Les soulèvements de la jeunesse de l’avenir seront écologiques ou ne seront pas.