MICAS : face à la répression, construisons le pouvoir populaire communaliste !

COMMUNIQUÉ DE PEPS – POUR UNE ÉCOLOGIE POPULAIRE ET SOCIALE

MICAS : face à la répression, construisons le pouvoir populaire communaliste !

L’État utilise l’arsenal antiterroriste pour tenter d’empêcher des militantEs de manifester. Face à cette dérive autoritaire, PEPS réaffirme son soutien aux personnes réprimées, sa solidarité avec LibreFlot et son engagement aux côtés de Ritchy et de son comité de soutien. Nous opposons à la concentration du pouvoir et à la répression la solidarité collective, l’autogouvernement populaire et la démocratie communaliste.

Depuis plusieurs jours, des dizaines de militantEs font l’objet de MICAS (mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance), prises dans le cadre de la loi SILT de 2017. Ces mesures ont notamment été utilisées pour empêcher des personnes de participer à des mobilisations contre le racisme, les discriminations, la vie chère et en soutien aux mobilisations lycéennes.

Des militantEs écologistes, antifascistes, syndicaux et des personnes engagées dans les mouvements sociaux se retrouvent ainsi empêchéEs de manifester, parfois en raison de leurs engagements ou de leur participation à des mobilisations collectives.

Pour PEPS, cette utilisation de l’arsenal antiterroriste constitue une dérive autoritaire inacceptable. La lutte contre le terrorisme ne peut servir de prétexte à la neutralisation des oppositions politiques et sociales. La liberté de manifester, de s’organiser et de contester est une condition essentielle de toute démocratie vivante.

Criminaliser les résistances, c’est attaquer la société tout entière

Les personnes visées par ces mesures sont souvent celles qui s’engagent contre le racisme, les discriminations, les injustices sociales et la destruction de l’environnement. Elles défendent les services publics, les biens communs, les terres agricoles, l’eau et les conditions de vie des populations.

Dans le même temps, les violences commises par des groupes d’extrême droite continuent de susciter des réponses qui paraissent bien insuffisantes au regard des menaces qu’elles représentent.

Nous refusons cette politique de deux poids, deux mesures. Combattre le racisme, le fascisme et les injustices sociales ne constitue pas une menace pour la démocratie.

De Ritchy aux victimes des MICAS : la solidarité comme force politique

PEPS a pris toute sa part dans la mobilisation pour la libération de Ritchy. Sa libération, dans le contexte d’une mobilisation collective portée notamment par son comité de soutien et le précieux travail de ses avocats, a montré l’importance de ne jamais abandonner celles et ceux qui subissent la répression.

Nous saluons le travail de ce comité et réaffirmons notre solidarité avec Ritchy. Sa libération ne marque pas la fin de notre engagement à ses côtés.

Nous renouvelons également notre solidarité avec LibreFlot et avec toutes les personnes confrontées à la répression en raison de leurs engagements politiques, écologistes, sociaux et antifascistes.

Pour PEPS, la solidarité n’est pas une déclaration de principe. Elle se construit par l’entraide, l’organisation collective, les soutiens matériels et juridiques et la mobilisation populaire.

La solidarité n’est pas seulement une réponse à la répression. Elle est déjà une manière de construire la société que nous voulons.

Face à l’État centralisé, construisons la démocratie communaliste !

Notre réponse à la concentration autoritaire du pouvoir ne peut se limiter à demander aux institutions de mieux fonctionner. Nous voulons transformer profondément les rapports de pouvoir.

Notre projet communaliste repose sur l’autogouvernement populaire, l’autonomie des communes, la démocratie directe et la fédération des territoires.

Nous voulons des communes qui ne soient pas de simples échelons administratifs de l’État, mais des espaces politiques où les habitant·es décident collectivement de leur avenir. Des assemblées populaires, des collectifs autonomes et des formes de coopération permettant aux populations de reprendre la maîtrise de leurs conditions d’existence.

Face à la confiscation du pouvoir, nous défendons son exercice collectif. Face à l’isolement, nous construisons des solidarités. Face à la destruction des biens communs, nous défendons leur gestion démocratique.

C’est le sens de notre projet : construire une société fédéraliste, écologique, sociale et antiraciste, fondée sur l’émancipation collective.

PEPS appelle à la mobilisation

Nous appelons les organisations politiques, syndicales, associatives, les collectifs militants et toutes les personnes attachées aux libertés à :

  • Se mobiliser contre l’utilisation de l’arsenal antiterroriste pour entraver les mouvements sociaux.
  • Soutenir les personnes visées par les MICAS et toutes celles et ceux qui subissent la répression.
  • Renforcer les réseaux de solidarité juridique, matérielle et politique.
  • Défendre la liberté de manifester, de s’organiser et de contester.
  • Faire vivre des espaces d’autogouvernement populaire et de démocratie communaliste.

Nous ne défendons pas seulement le droit de manifester : nous défendons le droit des populations à prendre en main leur propre destin.

Face à la répression, organisons la solidarité !

Face à la confiscation du pouvoir, construisons la démocratie communaliste !

PEPS – Pour une Écologie Populaire et Sociale