A69 : l’État ne peut pas légaliser après coup ce qui n’aurait jamais dû être autorisé

COMMUNIQUÉ DE PEPS 81


A69 : l’État ne peut pas légaliser après coup ce qui n’aurait jamais dû être autorisé


PEPS 81 (Pour une Écologie Populaire et Sociale) exprime sa profonde indignation face à l’ouverture par l’État d’une consultation publique visant à « régulariser » des infractions liées au chantier de l’autoroute A69.
Cette procédure constitue un précédent extrêmement préoccupant pour l’État de droit environnemental et pour la démocratie elle-même.


Depuis le début, ce projet autoroutier est contesté par des habitants, des associations, des scientifiques, des paysans et de nombreux collectifs citoyens réunis notamment autour de La Voie est Libre. Tous dénoncent  un projet écologiquement destructeur, socialement injuste et économiquement dépassé.


Aujourd’hui, l’État reconnaît implicitement que des atteintes à l’environnement et à des espèces protégées ont eu lieu. Mais au lieu d’en tirer les conséquences, il choisit d’organiser leur régularisation a posteriori.
Pour PEPS 81, cette logique du fait accompli est inacceptable.


Dans quel autre domaine accepterait-on que l’on commence par enfreindre les règles avant de demander ensuite l’autorisation ? Ce qui est en jeu ici dépasse le seul chantier de l’A69 : c’est la crédibilité même du droit environnemental qui est fragilisée.


L’écologie populaire et sociale que nous défendons refuse que les intérêts économiques de quelques-uns l’emportent systématiquement sur l’intérêt général, sur le vivant et sur les besoins réels des territoires. Car contrairement au récit imposé depuis des années, l’A69 ne répond pas aux urgences sociales des habitants du Tarn.

Les priorités sont ailleurs :
– des transports publics accessibles ;
– le développement du ferroviaire ;
– des mobilités du quotidien moins coûteuses ;
– la préservation des terres agricoles ;
– et le développement d’activités et d’emplois utiles aux habitants et compatibles avec les impératifs écologiques.

À l’heure du dérèglement climatique, continuer à artificialiser des terres et à investir massivement dans le tout-routier relève d’une fuite en avant irresponsable.

PEPS apporte son soutien aux citoyens, associations et collectifs mobilisés pour défendre les terres, le vivant et la démocratie.


Nous demandons :
– la suspension immédiate des travaux ;
– l’abandon de toute procédure de régularisation des atteintes commises ;
– la transparence complète sur les infractions constatées ;
– l’ouverture d’un véritable débat démocratique sur les besoins de mobilité dans le Tarn ;
– et un moratoire sur les grands projets routiers climaticides.

L’avenir ne se construira ni dans le béton ni dans le passage en force. Il se construira avec les habitants, dans le respect du vivant et de la justice sociale.


PEPS 81 (Pour une Écologie Populaire et Sociale)
8 Mai 2026

En complément :

https://confluences81.fr/2026/05/08/a69-sortir-de-limpasse-par-le-haut/
https://confluences81.fr/2026/04/18/un-projet-hors-sol-la69-du-balai/