Pour le second tour des municipales, faisons gagner le bloc social antifasciste !
Les résultats du premier tour font apparaître des dynamiques préoccupantes.
D’abord, la progression de l’abstention, surtout dans les villages et les petites villes où il n’y avait qu’une seule liste. Dans 24 000 communes sur les 34 000 que compte le pays, les électeurs n’avaient qu’une seule liste à départager. Cette abstention importante, y compris dans les grandes villes, exprime le dégoût croissant d’une partie de la population. Cette défiance s’explique par l’impossibilité pour les citoyens de décider réellement de leur avenir commun, du fait d’une gestion technocratique de la démocratie communale.
Ensuite, la progression à bas bruit de l’extrême droite. Le RN est désormais fortement présent dans des régions éloignées de ses terres de prédilection et se renforce dans les villes qu’il avait gagnées. D’autres forces d’extrême droite progressent également, tandis que la droite s’engage dans une dynamique de radicalisation : « tout sauf la gauche ». L’union des droites derrière des orientations de plus en plus radicalisées devient une réalité.
Dans ce contexte, les forces de gauche et écologistes montrent qu’elles peuvent résister et l’emporter lorsqu’elles sont unies.
Face à cette situation, le choix est clair : construire un bloc social et politique antifasciste.
Pour le second tour : l’unité et la mobilisation
PEPS appelle clairement :
- À voter, le 22 mars, pour les listes de la gauche et des écologistes unies là où c’est possible. À Avignon, Besançon, Tours, Limoges, Lyon, Toulouse et dans d’autres villes, EELV, la FI, le PCF et parfois le PS se sont unis : ils ont fait preuve de responsabilité.
- Là où l’unité n’est pas possible, à voter pour les listes qui portent une orientation de rupture sociale, écologique et démocratique, afin de permettre à ces forces d’être présentes dans les conseils municipaux.
- À une mobilisation massive entre les deux tours : la gauche et les écologistes, dans leurs dimensions politiques, syndicales et associatives, doivent se mobiliser dans les quartiers populaires, auprès de la jeunesse, des salarié·es et des précaires. L’extrême droite doit être battue dans les urnes et dans les mobilisations.
Refuser l’unité, c’est faire le jeu du Rassemblement national et de la droite. Le sectarisme mène la gauche et les écologistes dans une impasse.
Battre l’extrême droite, changer la vie
Réduire tous les enjeux à la seule lutte antifasciste serait insuffisant. Si l’extrême droite progresse, c’est aussi parce que les causes qui l’alimentent ne sont pas suffisamment combattues. Dire non au fascisme implique d’agir concrètement contre ce qui le fait monter.
C’est pourquoi le bloc antifasciste doit être aussi un bloc de transformation sociale et écologique, qui mette la vie, les solidarités et les besoins populaires au centre.
Organiser la suite dès maintenant
Au-delà du second tour, il est nécessaire de renforcer durablement ce bloc par l’unité des forces de gauche et des écologistes, et par le développement d’organisations populaires, d’entraide et de solidarités concrètes.
Face à la montée de l’extrême droite en France, en Europe et dans le monde, une gauche et des écologistes de combat sont indispensables.
L’heure est au combat et au rassemblement.
Le 22 mars, faisons gagner le bloc social antifasciste.