Dunkerque: au sujet de la présence d’un cadre de l’ultra droite sur la liste d’Adrien Nave, Par Elisabeth Demeester

Bon nombre de Dunkerquoises et de Dunkerquois savent. Ils savent ce qu’on vit ici depuis des années. Ils savent que des personnes exilées sont pourchassées, déplacées, empêchées de se poser deux minutes pour souffler. Ils savent aussi que des groupes d’ultra‑droite venus d’Angleterre ont déjà traîné dans le coin pour intimider et traquer les plus vulnérables. Ils savent la peur qui s’est installée après la mort de Djamel Bendjaballah, tué par un militant d’ultra‑droite. Ils savent que tout ça, ce n’est pas ailleurs : c’est chez nous, dans nos rues, devant nos portes (Cf. le documentaire déprogrammé par Arte « Le terrorisme d’ultradroite »).

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Alors oui, voir en 7ᵉ position sur la liste d’Adrien Nave le porte parole de l’Action française, un mouvement royaliste d’ultra‑droite, partisan de l’action violente, de la théorie du grand remplacement et de la remigration, ce n’est pas un détail. Cette info, sortie au moment de la publication officielle des listes, ça fait un choc. Ça réveille des blessures. Ça met une vraie inquiétude dans le ventre.

Parce qu’à Dunkerque, on sait ce que ça donne quand l’ultra‑droite s’installe. On a vu les menaces, les intimidations, les passages à l’acte. On a vu des vies brisées, des familles détruites, des quartiers qui se tendent. On sait que la haine, ce n’est jamais juste des mots : ça finit toujours par tomber sur quelqu’un, sur un corps, sur un prénom.

La haine, ça ne fait pas société. Ça casse. Ça divise. Ça tue.

Les discriminations, ce ne sont pas des opinions. Ce sont des violences. Et la loi est claire : le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.

On ne veut pas d’une ville où certains décident qui a le droit d’exister. On ne veut pas d’institutions qui servent de tremplin à des idées qui ont déjà fait du mal ici. On ne veut pas que la peur devienne normale.

Nous, on veut une ville où chacun compte, où personne n’est laissé de côté. Une ville où la solidarité n’est pas un mot creux. Une ville où la dignité humaine n’est pas négociable.

Dunkerque mérite mieux que la haine.
Dunkerque mérite mieux que l’ultra‑droite.
Dunkerque mérite une démocratie vivante, protectrice, profondément humaine.
Et pour ça, les 15 et 22 mars prochains, votez pour Dunkerque Citoyenne.   

Elisabeth Demeester, Référente Peps à Dunkerque et candidate sur la liste Dunkerque Citoyenne

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