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Il y a 7 noms dans ce répertoire commençant par la lettre E.
ECO-CONDITIONNALITE
Coeur des partenariats écologistes-forces de gauche dans les instances gérées ensemble, l'éco-conditionnalité fait l'objet de négociations houleuses dès qu'on débouche sur les mesures concrètes. En principe elle impose de conditionnaliser l'ensemble des mesures nouvelles à des contraintes écologistes. Clair pour tout le monde dans les domaines classiques de l'intervention écologiste (environnement, logement, agriculture), mais beaucoup moins dans des domaines où le grand public (ou la gauche) ne l'attend pas (affaires sociales, économie, formation professionnelle, éducation). Quelques lieux emblématiques de cette éco-conditionnalité ont fait parler d'eux à l'époque (Région Nord-Pas de Calais, mairie de Paris), mais c'est surtout la région Ile de France qui, emportée par une coalition gauches-Verts sur la promesse de bâtir "la première éco-région d'Europe", a le plus innové en la matière, au prix de discussions âpres et parfois désopilantes. Il a en effet fallu embaucher quelques jeunes fonctionnaires formés à ces questions pour que les conditionnalités ne s'enlisent pas trop dans les méandres d'une administration peu préparée. Mais des progrès incontestables et visibles ont ainsi permis à ces contraintes de faciliter la vie des habitants : tramway et vélos à Paris, bus non-polluants et logements H.Q.E. en banlieue, éco-quartiers, mais aussi parité ou visibilité des minorités. En culture, le calcul de l'empreinte écologique des tournages de films a étonné. Ces contraintes sont désormais mieux admises depuis l'arrivée massive dans les médias du thème de la "crise écologique", niée jusque là à gauche comme à droite. C'est à qui fera mieux que son voisin, aussi bien dans les partis politiques de tous bords que dans les entreprises, pour qui cette image de marque nouvelle est un "plus" en termes de notoriété. Il est à craindre que tout cela cesse dès que la saturation aura gagné le public.

ÉCO-REGION
Depuis l'entrée des premiers écologistes dans les conseils régionaux (les Verts Antoine Waechter, Andrée Buchmann et Didier Anger et l'écologiste autogestionnaire Marc Gicquel, en 1986), les élus ont été nombreux dans cette élection qui leur est plutôt favorable. Il y a eu la première présidente d'une région avec le mandant de Marie Blandin dans le Nord-Pas-de-Calais, puis des régions gérées à gauche avec un fort partenariat Vert, comme en Rhône-Alpes ou en Ile-de-France. En 2004, cette dernière région, gagnée par le sortant Jean-Paul Huchon (PS), le vainqueur n'a pu l'emporter qu'avec le soutien des Verts d'Ile de France, où ils pèsent le plus. La négociation a été bonne pour ces derniers, avec 29 élus et 3 vice-présidences. Surtout, l'Ile de France s'est engagé dans un processus volontariste : devenir la première éco-région d'Europe. Cela signifiait − ce qui n'avait pas forcément été compris par tous les élus de gauche − une éco-conditionnalité de toutes les décisions, et surtout dans tous les domaines. Malgré ce handicap, la région, plus globalement que d'autres où certaines des mêmes mesures ont été imposées dans d'âpres discussions, a beaucoup avancé. Le bilan sera exemplaire, même si en bout de course, ces avancées seront parfois plus profitables à ceux qui les ont freinées. L'exemple de la mairie de Paris est ainsi sans contestation : Bertrand Delanoë y a été réélu sur les avancées portées par les Verts, dont les Parisiens ne les ont pas crédités. Quoi qu'il en soit, la notion d'éco-région, née en même temps en Italie, est un concept porteur et moderne. Des notions parallèles naissent un peu partout dans des villages, des villes nouvelles, des quartiers. Sous la pression des élus mais aussi sous celle des citoyens, c'est la société toute entière qui est traversée par le désir d'une vie plus propre, plus juste, plus démocratique, et les décideurs, publics comme privés, ont bien vu le "créneau" nouveau.

Ecoféminisme
Dominé par les courants de pensée marxiste-léniniste ou psychanalytique, le féminisme français s'est peu intéressé à l'écologie au départ. C'est pourquoi la figure de François D'Eaubonne (1920-2005) est très à part. Libertaire et activiste, au M.L.F. comme dans les courants homosexuels radicaux, cette écrivaine a inventé le concept d'écoféminisme, surtout utilisé dans les pays anglo-saxons, mais de peu d'écho ici. Elle a aussi créé un parti, Ecologie & Féminisme, en 1978, qui présentera éphémèrement des candidats. Par la suite, parmi les femmes qui joueront un rôle important dans l'écologie politique, certaines se revendiquaient des mouvements féministes et de leur histoire, d’autres pas du tout. Mais toutes avaient la revendication des droits des femmes au cœur de leur engagement. Cela a fait des Verts un parti très féminisé, aux règles très strictes sur la parité, pionnier en ce domaine : porte-parole ou secrétaires nationales, première femme présidente de région, pourcentage d'élues, de têtes de listes, pratiques internes, etc. L'écoféminisme, qui n'en a jamais porté le nom chez les Verts, reste pourtant un principe majeur, impossible à remettre en cause désormais. Cela a des conséquences importantes dans les programmes et les actions, le souci du droit des femmes dans les pays où ils sont inexistants ou menacés restant toujours présent.

Ecolo
En abrégé, "écolo" désigne soit un écologiste politique engagé dans un parti, soit un partisan de l'écologie en général, employé alors par un adversaire comme méprisant ou condescendant. Terme un peu flou qui permet bien des amalgames, du dirigeant Vert aux amis des oiseaux. Plus sérieusement, c'est aussi le nom du parti Verts francophone belge. Le fédéralisme très poussé dans ce pays oblige chaque parti à avoir une organisation flamande et une wallone. Ecolo désigne les Verts wallons et bruxellois, Groen ! (ex-Agalev) les Verts flamands.

écologie sociale

Entente des écologistes
La création de Génération Ecologie en 1990 a perturbé la donne pour les Verts, jusque là seuls à porter l'écologie en politique. La bagarre sera sanglante entre les deux formations. Au moment où les Verts choisissent pour allié le camp de la gauche, Brice Lalonde, fondateur de G.E. va amorcer un virage à droite aussitôt quitté le ministère offert par la gauche au pouvoir. La somme de leurs résultats électoraux est cependant éloquente : ensemble, ils feraient un malheur dans l'électorat, près de 15 %. Cela amène les deux camps çà réfléchir. Pour les Législatives de 1993, des listes communes sont alors constituées, dans la douleur, sous le label "Entente des écologistes". En fonction des rapports de force locaux, Verts et G.E. partent ensemble, même si certains candidats se heurtent à un refus net : Le très droitier Lionel Stoléru, que Lalonde veut imposer. Dans quelques endroits, il y a deux listes. Certains Khmers Verts s'en vont. De listes baptisées "Génération Verte", initiées par la secte Moon et l'extrême-droite, tentent d'entretenir la confusion. Les Verts font un procès en référé et le gagnent. D'autres listes à label écolo sont aussi de la partie, surtout les Nouveaux Ecologistes de Manovelli qui raflent 3 % des voix. L'Entente, dont le programme commun est un peu minimal, ne fait que 7, 8 %. Aucun élu, malgré les 17, 7 % de Mamère à Bègles et le 17 % de Voynet à Dole, seule au second tour avec Christine Bartet de G.E. Les résultats ne sont ceux espérés et la gauche ayant perdu, la "cohabitation" commence, Lalonde n'est plus ministre, les portes se ferment. Les deux formations en resteront là.

Experts
Science nouvelle pour les politiques, l'écologie fourmille d'experts en tout genre. Aucune question n'échappe à l'expertise. Aussitôt publiée une étude, une autre la contredit immédiatement. Les vraies autorités en la matière n'existent pas, surtout ceux qui sont réellement experts. Il se trouve toujours un chercheur perdu dans un labo financé par un lobby pour apporter la contradiction, dans laquelle se perd le public ignare. Ce système permet aux gouvernants de ne pas agir "tant que les certitudes ne sont pas établies" et elles ne le sont jamais. La tradition française faisant toujours expertiser un danger par ceux qui le provoquent, on se doute que le point de vue écologiste n'est jamais pris en compte… avec les conséquences dramatiques que l'on constate. Ainsi, nucléaire, pollutions, réchauffement planétaire, O.G.M., produits toxiques, etc, sont en permanence considérés comme sans danger par les états dont les lobbyistes sont puissants, autant dire tous. Les discussions autour de la directive Reach ou l'emploi des O.G.M. en plein champ ont ainsi montré la complaisance des états vis-à-vis des pires produits meurtriers, du moment qu'ils été produits par une grande entreprise, et trouvé les "experts" pour justifier ces crimes écologiques. Il faut dire qu'il n'existe pratiquement plus de recherche indépendante, les labos sont ou bien financé par les états en échange de leur silence, ou bien sont financé directement par ces entreprises polluantes, ou encore les ont pour gros clients. Un écart et ils perdent leurs commanditaires. Il n'y a donc plus nulle part d'expertise indépendante, sinon par des associations dont les chercheurs acceptent des conditions de travail "militantes". Cependant, ces expertises là sont indispensables à l'opinion éclairée. Songeons par exemple en France au travail de la CRII-Rad sur le nucléaire.


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Remarques :

* Un nom est un mot descriptif, forcément limitatif d’un ensemble d’autres mots

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