1. Pour en obtenir la liste de noms*, cliquer sur <Tous>
  2. Pour obtenir tous les noms commençant par une même <lettre alphabétique> ; cliquer sur cette dernière
  3. Pour obtenir toutes les Descriptions contenant un même mot ; saisir ce dernier, puis cliquer sur <Rechercher>
  4. Pour ajouter un nouveau nom** ; cliquer sur <Envoyer un nom> à droite du menu ci-dessous, puis suivre les instructions

Tous | # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z | Envoyer un nom
Il y a 2 noms dans ce répertoire commençant par la lettre S.
SAUVAGE (1973-1981)
Les débuts de l'écologie en France doivent beaucoup à une presse brouillonne, amateur, mal fichue, mais sympathique. Elle fut relayée ensuite par de vraies revues, vendues en kiosques et à la présentation professionnelle. Pionnier de l'écologie dans Le Nouvel Observateur, Alain Hervé est une figure essentielle de cette émergence de l'écologie française. Mais Hervé n'était pas un politique. Le moment venu de prendre des responsabilités, il n'alla jamais aussi loin que se présenter à des élections locales. Il aurait pu être le leader des Amis de la Terre entrés en politique et diriger de fait l'écologie française. Cela ne lui plaisait pas et il laissa Brice Lalonde, qui n'avait pas ces scrupules, s'en charger. Petit frère de L'Obs', Le Sauvage fut alors le journal de Hervé, une des grandes revues écolos des années 1970, dont le dernier avatar fut La Lettre du Sauvage en 1981. Pêle-mêle on y parlait de science, d'écologie politique, de plantes et d'agriculture, de bonnes adresses et de vie alternative. Beaucoup de futurs animateurs du mouvement politique y passèrent et l'écologie franchit alors une étape importante en popularité. Des marginaux des débuts, faciles à caricaturer, l'écologie entra dans les salons bourgeois et les intellectuels commencèrent à s'y intéresser. Pour la première fois l'idée d'une écologie purement réformiste y apparut, et le journal, tourné vers la vision déjà centriste de Lalonde, prit parfois à contrepied la doxa écolo. Le plus frappant est la décision du journal de ne pas soutenir René Dumont à la présidentielle de 1974, alors que ce premier candidat historique était très proche de leur groupe, au profit de François Mitterrand. Cette erreur grossière, imposée évidemment par les patrons socialistes de L'Obs', coupa l'équipe du reste des écologistes.

Semences paysannes
Le terme de semences paysannes, relatif aux semences d’origine végétale renvoie à tout ou partie d’organe végétal (graine, tubercule, bouture…) qui est destiné à la reproduction. Les semences paysannes sont issues de populations végétales gérées par les agriculteurs, sélectionnées, triées et conservées avant d’être semées, d’où leur qualificatif “paysanne”. La sélection est l’effet conjoint de la sélection réalisée par l’agriculteur et la sélection naturelle qui survient dans ses champs. Les semences paysannes permettent donc la reproduction des variétés “paysannes” (ou variétés populations). Ces semences sont la rencontre entre l’entité biologique et le savoir paysan qui lui est associé : l’agriculteur sait ainsi comment les utiliser et ce qu’il peut en attendre. Elles ne sont pas nécessairement locales et peuvent être issues d’échanges entre agriculteurs plus ou moins éloignés géographiquement. Les semences locales sont, en effet, rattachées à un périmètre biogéographique mais n’ont pas été nécessairement sélectionnées. Un amalgame est aussi souvent fait entre les semences paysannes et les semences de ferme. Or les semences de ferme sont simplement issues des variétés commerciales dont les graines sont récoltées pour réensemencer les champs l’année suivante. L’agriculteur qui sélectionne des semences paysannes obtient une population hétérogène. Elle est composée d’individus ayant des caractères proches mais des patrimoines génétiques différents : cette particularité leur confère un pouvoir évolutif. Elle ne leur permet pas de remplir les critères de stabilité et d’homogénéité nécessaires pour figurer au Catalogue Officiel Européen des variétés commerciales. Les semences paysannes contribuent au maintien voire à l’augmentation de la biodiversité cultivée. Elles sont le fruit d’une coévolution avec l’environnement et les pratiques culturales. Cette coévolution conduit à leur adaptation à des systèmes de culture à faible niveau d’intrants. Elles sont de ce fait une ressource importante pour le développement des systèmes agroécologiques. La reconnaissance des semences paysannes est portée dans la sphère publique par des mouvements sociaux défendant la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne comme le Réseau des Semences Paysannes.


Envoyer un nom

Remarques :

* Un nom est un mot descriptif, forcément limitatif d’un ensemble d’autres mots

** Il sera soumis à modération